Monthly Archive for novembre, 2007

La part rance de l’apparence

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Souvent sujette à ma vision,
La belle superficialité,
Me provoque alors des lésions,
Et blesse ma simplicité.

Je suis comme celui qui me lit,
Assemblé de chair et de sang.
Mon coeur et âme qui s’y lient,
Sont nus, ce n’est pas indécent.

Voir le fond et non la forme,
Le plus noble des exercices,
Car ceux qui portent l’uniforme,
Ne sont pas tous dans la police.

Ceux qui ne voient que l’apparence,
Sont des aveugles de l’esprit,
Bouder ainsi la tolérance,
C’est avoir un coeur malappris.

J’aime l’art qui sait nous montrer,
Par nos yeux ou par nos oreilles,
Le fond de nous et son entrée,
Pour ça, il n’a pas son pareil.

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Chapitre I : Seul l’âne ne me dit rien qui vaille

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L’âne Onîm a besoin de soins,
Pour retrouver toutes ses forces,
Un peu de rimes dans les foins,
Pourrait être une bonne amorce.

Les idées germent, à c’qu’il parait,
Même quand elles sont à l’agonie.
Je reste ferme sur mes jarrets,
Comme les Grands Pieds d’Patagonie.

Dans une atmosphère de mots,
Des phrases volent autour de moi,
Elle donnent à ma tête des maux,
Ma queue en balaye parfois.

Pour combler une solitude,
Il faut la faire disparaître,
J’offre ainsi la sollicitude,
Aux mots qui n’ont plus qu’une lettre.

Mais qu’en est-il de la mienne,
Coincé au fond de mon étable ?
Je reste seul quoi qu’il advienne,
Personne pour partager ma table.

Il suffit ! Je ne me plains plus,
Je refuse d’être sclérosé.
Je partirai bien au delà,
De la clôture électrisée.

À la première des occasions,
Je refais ma vie sans frontière,
J’ai le plan de mon évasion,
Ecoutez-le car j’en suis fier…

Quand le fermier point’ra son nez,
Je serai caché dans la paille,
Il sera ainsi condamné,
À me chercher, ça c’est sans faille.

Penché dans cette nature morte,
Il ne me verra pas sortir,
Je marcherai de telle sorte,
Qu’un ninja ne pourrait en rire.

En me traitant de tous les noms,
Le brave homme cherchera ailleurs,
Dans sa remorque, sûr que non !
De mon plan, ça c’est le meilleur.

En attendant de voir venir,
Le fermier avec son tracteur,
J’aurais bien besoin de dormir,
Demain entre en scène l’acteur.

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