Monthly Archive for septembre, 2007

Le vague à l’âne

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D'avoir le vague à l'âme, la nostalgie me mine,
Je fixe le macadam, nul gravier s'anime.

Une houle de l'esprit, serait la bienvenue,
De l'horizon j'appris, qu'il souhaitait ma venue.

Un frisson dans le corps, soulève la poussière,
Dans le ciel sans effort, partent les traces d'hier.

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Sans tronc ni patte

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Si tu me laisses faire, je gravirai les dunes,
D’une terre bien plate, d’un plateau sur ma lune.
Et en croisant mes fers, je n’aurai de rancune,
L’introspection dilate, mes craintes une à une.

Je te donne le reste, car le tout n’est pas miens,
Le sens est en désordre, je le sais mais j’y tiens.
Ma mission cette peste, je la men’rai à bien,
J’écrirai tout dans l’ordre, je ne garderai rien.

L’écriture intuitive, a du bon mais parfois,
On a peur des maux, qui peuvent jaillir ma foi.
Les rires comme incentive, font du bien à mon foie,
Qui draine mal les mots, pas tout l’temps mais des fois.

Quel méli-mélo, dans ce sans queue ni tête,
Des phrases conjuguées, dansent sans qu’elles n’arrêtent.
Dans des lignes on met l’eau, poussent des marionnettes,
J’en reste subjugué, au présent c’est un fait.

Si tu reprends la route, évite ce poème,
Faut vraiment le vouloir, pour cuver ce qu’il sème.
Si jamais tu en doutes, vis sa vie de bohème,
Reprends ton arrosoir, oublie donc l’OGM.

Poème du vendredi, c’est l’début de la fin,
J’en zozote, de mes dents, j’vous f’rai pas un deffin.
Ça vaut pas un radis. Tiens? Marrant, j’ai pas faim,
Grattant ma pomme d’Adam, je vous libère enfin.

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L’âne sœur

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Je me souviens très bien, de ce matin d’été,
Les paroles de Fanfan, étaient toutes en fleurs,
Ce n’était pas pour rien, mais pour m’féliciter,
Moi qui étais enfant, d’avoir une petite sœur.

Quel moment émouvant, même encore le disant,
Je rêvais l’avenir, « Quelle sera donc sa place ? »,
Et je pensais souvent, du haut de mes dix ans,
Que l’on allait bien rire, même que c’est trop la classe !

Je me sentais plus grand, j’étais alors grand frère,
Du miens j’devais copier, toute l’habileté,
J’ai eu pour être franc, un poids sur la crinière,
Qui s’appelle en six pieds, responsabilité.

Ce matin est passé, depuis dix-huit printemps,
Une majeure au grand cœur, parsemée de fous rires,
Ne serait pas assez, pour la décrire maint’nant,
Mais continue p’tite sœur, tu nous donnes le sourire.

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