L’âne sœur

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Je me souviens très bien, de ce matin d’été,
Les paroles de Fanfan, étaient toutes en fleurs,
Ce n’était pas pour rien, mais pour m’féliciter,
Moi qui étais enfant, d’avoir une petite sœur.

Quel moment émouvant, même encore le disant,
Je rêvais l’avenir, « Quelle sera donc sa place ? »,
Et je pensais souvent, du haut de mes dix ans,
Que l’on allait bien rire, même que c’est trop la classe !

Je me sentais plus grand, j’étais alors grand frère,
Du miens j’devais copier, toute l’habileté,
J’ai eu pour être franc, un poids sur la crinière,
Qui s’appelle en six pieds, responsabilité.

Ce matin est passé, depuis dix-huit printemps,
Une majeure au grand cœur, parsemée de fous rires,
Ne serait pas assez, pour la décrire maint’nant,
Mais continue p’tite sœur, tu nous donnes le sourire.

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