Archive for the 'Humour' Category

Ce lien naturel*

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– Introduction musicale –

Céline encore enfant, troisième de cordée,
Était bien entourée, vous nous l’accorderez.

Laurent de son côté, dans sa place d’aîné,
Prit son rôle très à cœur, grandissant, in fine.

Adorant la peinture depuis son plus jeune âge,
Elle, deviendra graphiste ou pro du coloriage.

À l’école Laurent, mais sans vouloir médire,
N’était pas le meilleur mais n’était pas le pire.

Il s’est dit : « le dessin, c’est peut-être pour moi »,
Il en a fait sa vie, il en a fait sa loi.

Sourire ne coûte rien mais rapporte beaucoup,
Monitrice rebelle, Céline est dans le coup.

Si elle est sportive et parfois fracturée,
Laurent ne risque rien, soyez-en assurés.

La belle fit un carton, Clooney prenant la pose,
Côté célébrité, Céline a eu sa dose.

N’ayant pas la télé, s’inventant chevalier,
Laurent faisait la cour, cherchant à se lier.

C’est alors le travail qui les a rassemblés,
Écoutant de la dance à longueur de journée.

Le travail, le plaisir, on ne les confond pas.
Mais de draguer Céline, Laurent a pris le pas.

Une semaine, une année, peu importe le temps,
Laurent ne compte pas, luttant contre les vents.

Mais quand vint le moment du tout premier baiser,
Céline était sérieuse, elle allait l’épouser.

Les parents sont heureux de cette destinée
Et unissent leurs voix pour ici la saluer.

– Discours des parents –

La parole est à ceux qui nous ont réunis,
À leurs voeux échangés, nous resterons tout ouïe.

– Voeux –

Pour sceller cette union, vos deux vies, cette chance,
Nous allons procéder, à l’échange d’alliances.

– Échange d’alliances –

Désormais unis par les liens du mariage,
Vous commencez un livre, écrivez-en les pages.

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(lu le 23 juin 2012)

*Merci à ALB pour le titre ainsi que pour les corrections.

Pour laisser une moue choir, il ne faut pas être en rue mais…

Réponse à « Flocon se parle » :

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Il sera un plaisir,
D’aller braver le temps,
Qui fait un peu rosir,
Ton nez c’est embêtant.

Si tu tombes, laisse agir,
Ton moelleux, avisé,
Il n’aurait à rougir,
Des couleurs opposées.

Ainsi je serai là,
Pour venir te chercher,
Ton nez comme cela,
Ne saurait se moucher.

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Paix à son âne !

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Poids et maux des poèmes, récoltant ce qu’il sème,
Son fardeau est trop lourd, il préfère couper court.
D’avoir trop à conter, Onîm veut arrêter.
Havre trop littéraire, pour aller prendre l’air,
Il ne reviendra plus, merci de l’avoir lu.

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Problème de fond

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Quand les mots prennent forme, je les ai face au nez.
En y mettant les formes, j’aime les façonner.

Faire le maniéré ? Non merci, sans façon.
J’aime la manière et… l’art sans contrefaçon.

Ce serait formidable, sans faire de manière,
Une forme façonnable, de toutes les manières.

Toutes piles et faces ont, leur chance de tomber,
De toutes les façons, c’est façon de parler.

Qu’importe qui t’informe, me dit un âne hier,
L’important c’est la forme… d’une certaine manière.

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Chapitre I : Seul l’âne ne me dit rien qui vaille

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L’âne Onîm a besoin de soins,
Pour retrouver toutes ses forces,
Un peu de rimes dans les foins,
Pourrait être une bonne amorce.

Les idées germent, à c’qu’il parait,
Même quand elles sont à l’agonie.
Je reste ferme sur mes jarrets,
Comme les Grands Pieds d’Patagonie.

Dans une atmosphère de mots,
Des phrases volent autour de moi,
Elle donnent à ma tête des maux,
Ma queue en balaye parfois.

Pour combler une solitude,
Il faut la faire disparaître,
J’offre ainsi la sollicitude,
Aux mots qui n’ont plus qu’une lettre.

Mais qu’en est-il de la mienne,
Coincé au fond de mon étable ?
Je reste seul quoi qu’il advienne,
Personne pour partager ma table.

Il suffit ! Je ne me plains plus,
Je refuse d’être sclérosé.
Je partirai bien au delà,
De la clôture électrisée.

À la première des occasions,
Je refais ma vie sans frontière,
J’ai le plan de mon évasion,
Ecoutez-le car j’en suis fier…

Quand le fermier point’ra son nez,
Je serai caché dans la paille,
Il sera ainsi condamné,
À me chercher, ça c’est sans faille.

Penché dans cette nature morte,
Il ne me verra pas sortir,
Je marcherai de telle sorte,
Qu’un ninja ne pourrait en rire.

En me traitant de tous les noms,
Le brave homme cherchera ailleurs,
Dans sa remorque, sûr que non !
De mon plan, ça c’est le meilleur.

En attendant de voir venir,
Le fermier avec son tracteur,
J’aurais bien besoin de dormir,
Demain entre en scène l’acteur.

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Sans tronc ni patte

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Si tu me laisses faire, je gravirai les dunes,
D’une terre bien plate, d’un plateau sur ma lune.
Et en croisant mes fers, je n’aurai de rancune,
L’introspection dilate, mes craintes une à une.

Je te donne le reste, car le tout n’est pas miens,
Le sens est en désordre, je le sais mais j’y tiens.
Ma mission cette peste, je la men’rai à bien,
J’écrirai tout dans l’ordre, je ne garderai rien.

L’écriture intuitive, a du bon mais parfois,
On a peur des maux, qui peuvent jaillir ma foi.
Les rires comme incentive, font du bien à mon foie,
Qui draine mal les mots, pas tout l’temps mais des fois.

Quel méli-mélo, dans ce sans queue ni tête,
Des phrases conjuguées, dansent sans qu’elles n’arrêtent.
Dans des lignes on met l’eau, poussent des marionnettes,
J’en reste subjugué, au présent c’est un fait.

Si tu reprends la route, évite ce poème,
Faut vraiment le vouloir, pour cuver ce qu’il sème.
Si jamais tu en doutes, vis sa vie de bohème,
Reprends ton arrosoir, oublie donc l’OGM.

Poème du vendredi, c’est l’début de la fin,
J’en zozote, de mes dents, j’vous f’rai pas un deffin.
Ça vaut pas un radis. Tiens? Marrant, j’ai pas faim,
Grattant ma pomme d’Adam, je vous libère enfin.

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Concurrence déloyale

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Je me dois de confier, ma haine contre un filou,
Ennemi ou ami, pas deux termes plus flous.

Un ennemi juré, un ami déloyal,
Je vais me faire curé, j'aurai une paix royale.

Bien que sa compagnie, me semble délicieuse,
C'est bien une félonie, ses manières vicieuses.

Il a le goût pour plaire, une sacrée bonne mine,
Sans en avoir l'air, son nacré embobine.

Parce que pour plaire aux filles, pas besoin de draguer,
C'est pour lui qu'leurs yeux brillent, et il vient nous narguer.

Voilà, pour faire son rat, il nous fera des signes,
Pendant qu'nous, on courra, pour n'pas perdre la ligne.

Sous son bel emballage, de beaux abdominaux,
Dont il fait étalage, jouant les marginaux.

Je jalouse son bronzage et son odeur charmante,
Il traverse les âges, rend les femmes aimantes.

Oui les filles vous craquez ! Faut mettre le holà.
On existe pourtant, après le chocolat !

Parce que quand, avoue-le, devant moi, nue, t'es là,
Tu saurais préférer, une crêpe au Nutella.

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Sonnet d’ânes

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On rencontre du monde en sortant de l'étable,
Des équidés abondent, des plus aux moins aimables.
Sans tous vous les citer, j'en retiendrai certains,
L'âne voudrait en parler, sans en avoir l'air d'un.

Derrière une fumée rance, on peut apercevoir,
Beaucoup de contenance pour plaire à l'auditoire.
Les dépendants s'arrêtent devant l'âne Ikotine,
Promis demain j'arrête, je l'évite en routine.

Nous écoutons la vie, de monsieur l'âne Oblaisse,
Contestons ses avis, car des propos nous blessent.
C'est pire que d'endurer, bouriquette Dugralle.

Le dernier est moins bête, mais il ne sait pas lire,
Car pour l'âne Alfabète, y'a pas de quoi en rire.
Soyez-en assurés, son défaut m'est égal.

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L’âne Ormandy

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Je reviens d'un week-end des plus ensoleillés,
Où sourires et fous-rires, se seront relayés.

Le vent pousse le froid sur la plage d'Houlgate,
Les douces trajectoires du cerf-volant nous gâtent.

Le barbecue semblait vouloir rivaliser,
Avec le soleil, leurs deux feus attisés.

Quat'lapins sont passés, déposer leurs p'tits oeufs,
J'ai cueilli sans casser, ces plaisirs bien à eux.

La campagne alentour nous a surpris sans trêve,
Ses paysages entourent la maison de nos rêves.

J'y ai croisé des ânes pour le moins anonymes,
Feignant de reconnaître leur ami l'âne Onîm.

J'aime les sillages des ruelles d'Honfleur,
Ville d'un mariage, de bonheurs et de fleurs.

J'ai fait une connaissance, voici l'âne Ormandy,
Je repasserai le voir, parce que le coeur m'en dit.

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L’Homme qui murmurait à l’oreille de l’âne

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L'âne Onîm a des amis,
Parmi eux mon petit pote.
Nos balades ont déjà mis,
De l'amitié plein nos bottes.

C'est pour lui que je transmets,
Cette poésie si légère,
À des lecteurs en transe mais,
Prétextant l'anniversaire.

Au pas, au trot, au galop,
Notre philosophie court,
N'étant pas trop mégalo,
Laissant nos dires dans la cour.

Je n'lui souhaite que du bonheur,
L'émergence de ses désirs.
Je sais que j'aurais l'honneur,
D'écouter tous ses plaisirs.

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