Débats en haut

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Raisonner, la thèse serait belle.
Pour rester des alliés, que ça dure des années, nous devons

oublier
mais ne pas
pardonner

Pour des amitiés liées, l'heure a déjà sonné, vous devez
Retourner, l'antithèse se révèle.

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Le vague à l’âne

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D'avoir le vague à l'âme, la nostalgie me mine,
Je fixe le macadam, nul gravier s'anime.

Une houle de l'esprit, serait la bienvenue,
De l'horizon j'appris, qu'il souhaitait ma venue.

Un frisson dans le corps, soulève la poussière,
Dans le ciel sans effort, partent les traces d'hier.

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Sans tronc ni patte

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Si tu me laisses faire, je gravirai les dunes,
D’une terre bien plate, d’un plateau sur ma lune.
Et en croisant mes fers, je n’aurai de rancune,
L’introspection dilate, mes craintes une à une.

Je te donne le reste, car le tout n’est pas miens,
Le sens est en désordre, je le sais mais j’y tiens.
Ma mission cette peste, je la men’rai à bien,
J’écrirai tout dans l’ordre, je ne garderai rien.

L’écriture intuitive, a du bon mais parfois,
On a peur des maux, qui peuvent jaillir ma foi.
Les rires comme incentive, font du bien à mon foie,
Qui draine mal les mots, pas tout l’temps mais des fois.

Quel méli-mélo, dans ce sans queue ni tête,
Des phrases conjuguées, dansent sans qu’elles n’arrêtent.
Dans des lignes on met l’eau, poussent des marionnettes,
J’en reste subjugué, au présent c’est un fait.

Si tu reprends la route, évite ce poème,
Faut vraiment le vouloir, pour cuver ce qu’il sème.
Si jamais tu en doutes, vis sa vie de bohème,
Reprends ton arrosoir, oublie donc l’OGM.

Poème du vendredi, c’est l’début de la fin,
J’en zozote, de mes dents, j’vous f’rai pas un deffin.
Ça vaut pas un radis. Tiens? Marrant, j’ai pas faim,
Grattant ma pomme d’Adam, je vous libère enfin.

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L’âne sœur

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Je me souviens très bien, de ce matin d’été,
Les paroles de Fanfan, étaient toutes en fleurs,
Ce n’était pas pour rien, mais pour m’féliciter,
Moi qui étais enfant, d’avoir une petite sœur.

Quel moment émouvant, même encore le disant,
Je rêvais l’avenir, « Quelle sera donc sa place ? »,
Et je pensais souvent, du haut de mes dix ans,
Que l’on allait bien rire, même que c’est trop la classe !

Je me sentais plus grand, j’étais alors grand frère,
Du miens j’devais copier, toute l’habileté,
J’ai eu pour être franc, un poids sur la crinière,
Qui s’appelle en six pieds, responsabilité.

Ce matin est passé, depuis dix-huit printemps,
Une majeure au grand cœur, parsemée de fous rires,
Ne serait pas assez, pour la décrire maint’nant,
Mais continue p’tite sœur, tu nous donnes le sourire.

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Levons nos vers !

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Merci pour ce moment,
Cyril et Dominique.
En écrire un roman,
Ce serait idyllique.

C’est vraiment un honneur,
D’écrire parmi ces pages*.
Je vous souhaite du bonheur,
De l’Amour, du partage.

Vous remerciant pour tout
Pour l’accueil, les gâteaux.
En espérant surtout,
Vous revoir très bientôt.

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*Les pages du livre d’or.

Un “Maman” privilégié

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Les premières poésies, j’les ai apprises pour elle,
Les joues toutes rosies, lui récitant pêle-mêle.

Celle-ci de ma plume, je veux la lui offrir,
Timide mais j’assume, je sais qu’elle peut en rire.

Lui consacrer une fête, c’est quand même peu de chose,
Elle n’en a qu’une en tête, peindre nos vies en rose.

Pour elle l’essentiel, elle me l’a dit un jour,
Des pouvoirs démentiels, gentillesse et « bonjour ».

Je pense à mes amies, qui deviennent mamans,
Et surtout à la mienne, que j’aime énormément.

Je suis sincèrement fier d’être un de tes fils,
Merci beaucoup Maman, pour tous tes sacrifices.

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C’est la faim de tout !

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Je veux tout découvrir, autant que partager,
À la vie, j'veux m'offrir, pour mieux m'y engager.

Comment trouver le temps, de vivre sans vitesse,
Dévorer jusqu'au sang, ce livre plein d'ivresse ?

À vouloir tout gravir, les sommets sont plus rudes,
Faut-il vraiment choisir, une seule voie d'étude ?

Pourquoi forger des lois, de quelques vanités ?
C'est con de perdre foi, en notre humanité.

J'aime chercher le mieux, d'univers opposés,
Peut-être est-ce au milieu, qu'il me faut me poser.

J'y vois bien une maison, et un phare pour m'y choir,
De ce tour d'horizon, je pourrais tout y voir.

Faire le tour de la terre, c'est rester dans la lune,
Mieux comprendre nos pairs, et plutôt deux fois qu'une.

Sur une carte, dans la chair, je ne trouve de chez moi,
Mais près d'un être cher, le bien-être s'assoit.

Vous voulez mon avis ? Faut trouver la cadence,
Pour mieux rythmer sa vie, guérir les dépendances.

À mes pieds, à mon cœur, s'imposent des variations,
L'affluent des bonheurs, n'a pas qu'une direction.

Face à cette boulimie, impuissants nous naissons,
Chacun sa route l'ami, tu connais la chanson.

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Inspiration calme à peu agitée

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Je me sens vide, je baille,
Espérant l'inspiration.
Ne voulant pas qu'elle s'en aille,
Je mets ma plume en action.

L'imaginaire capricieux,
Je me sens vraiment bancale.
Ce bateau est très précieux,
Où sont les clefs de sa cale ?

Le pied marin salutaire,
Je pars pêcher de beaux vers.
De moi s'éloigne la terre,
Ça c'est le monde à l'envers.

Pour mieux quitter mon train-train,
Je lance mes strophes à l'eau,
Dans leurs tercets ou quatrains,
Se coincent mots par kilos.

Je répare de temps en temps,
Les mailles de mes filets,
Je rêve tout mon comptant,
Bien au chaud dans mon gilet.

Je surveille les nuages,
Chargés aux premiers abords.
J'envoie, craignant le naufrage,
Des idées par dessus bord,

Ça y'est ! Il faut s'arrêter,
Avant d'en être malade.
C'était sympa d'affréter,
Un poème pour une balade.

De retour sur la terre ferme,
Déjà un brin nostalgique,
J'espère retrouver à terme,
Des évasions si magiques.

Pas de poissons à saisir ?
En poésie ou en pêche,
L'important c'est le plaisir,
De quitter la cale sèche.

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Concurrence déloyale

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Je me dois de confier, ma haine contre un filou,
Ennemi ou ami, pas deux termes plus flous.

Un ennemi juré, un ami déloyal,
Je vais me faire curé, j'aurai une paix royale.

Bien que sa compagnie, me semble délicieuse,
C'est bien une félonie, ses manières vicieuses.

Il a le goût pour plaire, une sacrée bonne mine,
Sans en avoir l'air, son nacré embobine.

Parce que pour plaire aux filles, pas besoin de draguer,
C'est pour lui qu'leurs yeux brillent, et il vient nous narguer.

Voilà, pour faire son rat, il nous fera des signes,
Pendant qu'nous, on courra, pour n'pas perdre la ligne.

Sous son bel emballage, de beaux abdominaux,
Dont il fait étalage, jouant les marginaux.

Je jalouse son bronzage et son odeur charmante,
Il traverse les âges, rend les femmes aimantes.

Oui les filles vous craquez ! Faut mettre le holà.
On existe pourtant, après le chocolat !

Parce que quand, avoue-le, devant moi, nue, t'es là,
Tu saurais préférer, une crêpe au Nutella.

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Sonnet d’ânes

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On rencontre du monde en sortant de l'étable,
Des équidés abondent, des plus aux moins aimables.
Sans tous vous les citer, j'en retiendrai certains,
L'âne voudrait en parler, sans en avoir l'air d'un.

Derrière une fumée rance, on peut apercevoir,
Beaucoup de contenance pour plaire à l'auditoire.
Les dépendants s'arrêtent devant l'âne Ikotine,
Promis demain j'arrête, je l'évite en routine.

Nous écoutons la vie, de monsieur l'âne Oblaisse,
Contestons ses avis, car des propos nous blessent.
C'est pire que d'endurer, bouriquette Dugralle.

Le dernier est moins bête, mais il ne sait pas lire,
Car pour l'âne Alfabète, y'a pas de quoi en rire.
Soyez-en assurés, son défaut m'est égal.

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